la Messe : une rencontre de deux présences réelles !

Publié le par paroisses Sante Agathe

eucharistie01bLes enfants, quand vos parents vous disent « il faut aller à la messe, parce que tu prépares ta 1ère communion ! », vous n’êtes jamais enthousiastes et vos parents doivent presque vous y trainer… Et quand vous êtes arrivés à l’église vous y aller seul car vos parents ne vous y accompagnent pas… car c’est aussi un effort pour eux ! Si nous avions conscience un tant soit peu de ce qu’est la messe, nos églises seraient pleines…

                Allez, tiens je vous raconte cette petite légende. Cela se passe en Inde, dans une des régions les plus pauvres de l’Inde. Un homme, un intouchable, qui fait partie de ceux qui sont considérés comme des parias, qu’il ne faut pas toucher au risque d’être impur. Jour après jour, porte après porte, il quémande du blé pour faire son pain. Un soir, après une longue journée, satisfait, il soupèse le sac dans lequel il a déposé le blé que les gens ont bien voulu lui donner. Soudain, il voit arriver un carrosse, tiré par 4 chevaux. A l’intérieur un prince. Dans sa tête, il se dit : « Oh que j’aimerais que ce prince s’arrête et me donne un peu de son or ! ». Surprise, le carrosse ralenti et s’arrête à la hauteur de l’homme. Le prince ouvre la porte et s’adresse au mendiant avec ces paroles : « O brave homme, peux-tu me donner ton blé ? ». Complètent choqué, le mendiant  plonge la main dans son sac en sort un grain et le lui donne. Le prince remonte dans son carrosse et s’en va. Arrivé à la maison, le mendiant se met au travail pour faire son pain. Alors qu’il étale sur la table les grains de blé, il y trouve une pépite d’or. Alors il se dit en lui-même : « Si je lui avais donné tout mon blé, je serai riche aujourd’hui ! »

                On est loin de la messe apparemment, Mais non pas du tout !

                A la messe, le Seigneur nous demande à nous aussi de lui donner notre blé, quelque chose de notre « pain quotidien », de notre vie quotidienne. L’hostie que le prêtre tient dans main c’est bien cela… et d’ailleurs les paroles qu’il prononce sont très claires… les avez-vous écoutées ? «… fruit de la terre et du travail des hommes,… »

                « … fruit de la terre et du travail des hommes… » Dîtes moi quand nous venons à la messe qu’est-ce que nous offrons réellement ? Est-ce que nous pensons à confier à Dieu quelque chose de notre vie ? 

                Reconnaissons que, trop souvent, nous laissons au prêtre le soin de présenter l’hostie à Dieu… là-bas à l’autel loin de nous, comme si ce pain offert n’était rien de nous ! Alors que l’hostie que le prêtre présente à Dieu est riche de signification. Le pain est un symbole fort !

                Lors de la répétition de votre communion, vous vous souvenez les enfants, nous avons cherché combien de personnes ont travaillés pour que le pain soit préparé… Il y avait 12 personnes différentes… laboureurs, semeurs, etc… Ce pain est le résultat de toute une histoire. Pour que je puisse le tenir entre mes doigt il a fallu que l’être humain travaille, qu’il donne de lui-même, de son quotidien…

J’espère que vous comprenez bien… Ce pain n’est pas le symbole du travail des autres… ce pain c’est votre vie de chaque jour… vos travaux, vos joies, vos peines, vos responsabilités, vos amours, BREF TOUTE VOTRE VIE ! Et quand Jésus accepte de venir habiter ce pain de sa Présence Réelle, C’est votre VIE qu’il vient enrichir de sa Présence Réelle. Il vient demeurer, anoblir, transfigurer, habiter, diviniser notre vie.

La messe, c’est Jésus, le Prince qui vient quémander notre blé « quotidien » pour le transformer en pépite d’or ! Les paroles de l’offertoire sont précises et ne trompent personne sur le sujet. Ecoutez les : « Nous te présentons ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes, il deviendra le pain de la vie ! »

Lorsque je vais communier, Dieu me redonne mon blé quotidien, ma vie, tout ce que j’aurais daigné lui confier, lui présenter, Dieu me redonne tout mais habité de la Présence Réelle du Christ !

Quand nous nous  nourrissons de ce pain, nous recevons l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus. Alors nous repartons, ayant en nous, non seulement une énergie humaine, mais une véritable énergie divine, pour continuer notre travail, mener à bien nos responsabilité, vivre notre vie avec la force de l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus, l’Esprit d’Amour.

Ce que je suis en train de vous dire c’est du réel, c’est du lourd… mais soyons honnête, Dieu ne peut rien faire si nous ne lui offrons rien de nous même. La messe est la SANCTIFICATION de notre vie, mais si nous, nous ne lui donnons rien de notre vie, il ne peut rien SANCTIFIER.

Si la messe te parait longue, ennuyeuse, incompréhensible c’est que tu es venu les mains dans les poches… comme si cela ne te concernait pas ! Rien d’étonnant alors que tes parents t’y forcent et t’y trainent et que tes parents ne t’y accompagnent pas.

Retenez donc cette formule toute simple : « La messe c’est la rencontre de deux présences réelles… la Présence Réelle du Christ, elle ne fait pas défaut. Il est là, quoiqu’il arrive. Et notre présence réelle qui, elle, est parfois intermittente, voir absente. »

 Dans le passage d’Evangile de ce jour, une phrase a retenu l’attention de l’équipe qui a préparé cette messe des familles : « Donnez leur vous-même à manger ! ». Jésus accompli un miracle c’est vrai… il nourrit une foule avec 5 pains et 2 poissons… Mais précisément pour que ce miracle s’accomplisse il faut bien les 5 pains et 2 poissons… et cela ne sort pas du chapeau… les 5 pains et les 2 poissons sont là… propriété des Apôtres… et c’est avec cela que Jésus nourrit la foule de 5000 hommes.

Si, je n’ai rien à donner à Dieu, je ne reçois rien en retour. Si je ne laisse pas Dieu transformer, habiter, diviniser  de sa Présence Réelle ma présence Réelle, alors je reste avec mon sac de blé, aussi pauvre soit-il !

Publié dans Homélies

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