Sans hésitation : je redirai "OUI !"

Publié le par paroisses Sante Agathe

portes-ouvertes-a-la-paroisse4ème dimanche de Pâques – Année C – Vocations

            Je suis toujours dans l’admiration quand je lis, comme aujourd’hui, les actes des Apôtres. Au contact de ce livre, qui nous relate les premiers pas de l’Eglise, je ne peux m’empêcher de me questionner sur notre Eglise d’aujourd’hui ? Comment ont-ils fait pour réussir ? Comment ont-ils arrivé à toucher le cœur de leur contemporain ? J’aimerais être de leur temps, pour goûter leur force, leur dynamisme, leur courage, leur audace…

            21° siècles nous séparent des Apôtres. 21° siècles d’annonces de l’Evangile qui a rendu l’Eglise forte, puissante, riche. 21° siècles plus tard, le défi est toujours le même : Révéler au monde, dire à tout le monde que le Christ Jésus est vivant… qu’il a vaincu le mal et la mort !

            Je suis vraiment admiratif des Apôtres qui ont su, en leur temps, le dire et en témoigner par leur paroles et leurs actes, parfois au prix de leur vie et du sang répandu. Ils ont pris le chemin de leur berger, de leur guide, de leur maître. Je pense a Pierre, qui, fatigué par les critiques et les persécutions s’en va ailleurs. Sur son chemin il rencontre le Christ ressuscité s’en allant dans l’autre sens. Pierre lui demande : « Ou vas-tu Seigneur ? » et Jésus de répondre : « Je vais à Jérusalem pour me faire crucifier une deuxième fois ! »

             Mes amis, nous prions en ce quatrième dimanche de Pâques tout spécialement pour les vocations religieuses et sacerdotales. Un dimanche ne suffit pas ! C’est tous les jours que nous devrions prier pour les vocations.

            En priant pour les vocations Je ne peux m’empêcher de penser à tous ces prêtres, religieux et religieuses, qui dans nos trois paroisses ont su répondre OUI à l’appel de Dieu. Je ne peux m’empêcher de penser aux religieuses qui ont exercé durant des années une présence priante et enseignante. Je ne peux m’empêcher de penser à Kriztoff, à Deva, à François Matthieu et à Emmanuel… qui complètent leur formation en partageant un bout de notre vie. Quand une paroisse se voit accompagner une vocation, cela témoigne de son ancrage en Jésus Christ. Quand la pastorale engendre des jeunes qui osent répondre OUI à l’appel de Dieu, quand la pastorale engendre des laïcs qui osent l’engagement au nom de leur baptême, cela veut très concrètement dire que l’Esprit est à l’œuvre au milieu de nous. Je sais, que les jeunes hommes sont nombreux à se poser la question de la prêtrise - Dieu appel quoique nous disions ! – je les encourage à répondre à cet appel avec générosité. Certains vous diront, que c’est difficile. D’autre vous diront « tu ne pourras pas te marier, avoir des enfants ». Les arguments ne manqueront pas… Et le plus drôle c’est que leurs arguments ne  sont pas réfutables.

            Jeune ados, on m’a souvent dit qu’être prêtre c’est difficile. On m’a même dit, tu sais il faut être intelligent – merci pour le compliment ! – J’ai souvent reçu les conseils des uns et des autres comme des inquiétudes, parfois comme des coups. Mais rien ne m’a ébranlé…  « Je sais en qui j’ai mis ma FOI ». L’homme au plus profond de lui, sait où se situe la vraie Vie, la vraie Joie, le vrai Amour ! 12 ans après mon ordination diaconale, je n’enlèverai pas un seul mot à ce que je dis aujourd’hui. Et si je devais recommencer… sans hésitation je dirais OUI.

Jésus est ma joie, Jésus est mon bonheur, Jésus est ma vie… et je fais mienne les paroles du psaume que nous venons de chanter : « Oui, le Seigneur est bon, éternel est son amour, sa fidélité demeure d’âge en âge ! ». J’ai entendu la voix du Bon Berger, je l’ai reconnue, je l’ai suivie et j’en suis heureux. N’en déplaise à ceux qui font planer le doute infâme sur les prêtres et leur soi-disant manque d’amour.

Assez parlé de moi, parlons maintenant de vous ! Car à vous aussi Dieu adresse son appel. Reconnaissons-nous sa voix ? Sommes-nous de la foule innombrable que nul ne peut dénombrer ? Sommes-nous des témoins à la manière de Paul et Barnabé ? La réponse, bien sûr, ce n’est pas nous qui devons la donner. L’histoire s’en chargera !

Cependant, la seule et vraie question que nous avons à nous poser c’est celle de notre reconnaissance ou pas de la voix du Bon Berger ? Nous pouvons nous lamenter sur la crise de la pratique religieuse, sur le manque de prêtre, sur le manque de messe - c’est notre droit et peut-être avons-nous raison ! – mais que fais-je de ma propre réponse au Christ ?

Dans l’Evangile, Jésus lui-même se demande si à son retour il trouvera la foi ? Pour ma part, je pense que oui. Car il y aura toujours des hommes et des femmes qui ayant entendu sa voix feront de leur vie un écho à sa propre vie.

Là, vous sentez bien, qu’il ne s’agit pas en premier, d’organisation matérielle, de structure pour quadriller un terrain, mais de réponse personnelle.

Amen.

Publié dans Homélies

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